La séance en chambre hyperbare portative consiste à placer un ou des individus dans un endroit hermétique dans lequel la pression de l’air est augmentée par le biais d’un compresseur jusqu’à 1,3 ATA. Il est aussi possible d’augmenter la concentration en oxygène lors du traitement à un niveau d’environ 30%.

L’augmentation de la pression permet donc de « forcer » l’oxygène à pénétrer dans les liquides corporels tels que le plasma sanguin, le liquide lymphatique et le liquide encéphalorachidien dans le cerveau. Ceci permet donc d’oxygéner des parties du corps qui ne reçoivent pas d’oxygène par le simple processus de la respiration.

Ce qui se produit concrètement 

Le corps renferme des milliers de millards de cellules qui ont toutes besoin d’oxygène. Par le processus de respiration, l’oxygène passe des poumons aux cellules rouges qui ont pour fonction d’en faire le transport dans le sang.  En effet, 95% d’entre elles transportent de l’oxygène. Le sang est en grande majorité composé de globules rouges, mais également de globules blancs, de plaquettes et du plasma.  Le plasma est un liquide aqueux dans lequel sont dissouts les nutriments, électrolytes, hormones, protéines, graisses, sucres, déchets métaboliques et d’autres substances. Les autres cellules sanguines (rouges, blanches et plaquettes) flottent dans le plasma lorsqu’ils circulent dans le corps. Avec la chambre hyperbare, on vient saturer les globules rouges, et le surplus d’oxygène est directement dissout dans le plasma sanguin, donc plus profondément dans le sang. De plus, la pression fait en sorte que les molécules d’oxygènes deviennent plus petites. Cela permet ainsi l’oxygénation de parties du corps qui étaient en état d’hypoxie (en manque d’oxygène). Au fil des séances en chambre hyperbare flexible, il se produit une diminution de l’inflammation, la création de nouveaux vaisseaux sanguin et une amélioration des capacités du corps à combattre les infections. De plus, l’hyperbare permet d’aider le corps à se débarrasser de ses toxines et accélère la vitesse de la cicatrisation naturelle des muscles et tissus.

Santé Canada reconnait 13 états pathologiques parmi lesquels nous retrouvons l’empoisonnement au monoxyde de carbone (inhalation de fumée ou de gaz d’échappement), les greffes cutanées qui cicatrisent mal et les brûlures thermiques (causées par le feu ou par des sources de chaleur électriques).

De plus, plusieurs études, qui ne sont pas encore reconnues au Canada, démontrent de hauts taux d’efficacité dans l’amélioration de la qualité de vie des personnes neuro atypiques, ayant des difficultés motrices, neurologiques, sensorielles ou intellectuelles. Des bienfaits peuvent être ressenties au niveau de la gestion de la douleur ainsi que sur l’amélioration de l’énergie et la qualité du sommeil.